Cameroun : Dibombari : 17 jeunes libérés d’un réseau de trafic humain qui les destinait à la Malaisie

Un vaste réseau criminel spécialisé dans l’escroquerie en ligne et la traite d’êtres humains a été démantelé par la gendarmerie de Bwélélo, dans l’arrondissement de Dibombari (région du Littoral). L’opération, menée le jeudi 14 mai 2026, a permis de libérer 17 jeunes Camerounais qui s’apprêtaient à être envoyés clandestinement en Malaisie.

Une alerte donnée par un pasteur

C’est grâce à la vigilance du pasteur Movuh Derick que l’affaire a été révélée. L’homme de foi a d’abord aidé deux jeunes à s’échapper du repaire des trafiquants, situé dans la localité de Yapaki. Leur témoignage a immédiatement déclenché une enquête, placée sous l’autorité de l’Adjudant-Chef Major Samuel Bouazoc, commandant la brigade de gendarmerie de Bwélélo.

Le mode opératoire : des offres d’emploi factices sur internet

Le procédé utilisé par ce réseau criminel était d’une efficacité redoutable. Les trafiquants publiaient de fausses offres d’emploi sur les réseaux sociaux et diverses plateformes en ligne. Les candidats, séduits par la perspective d’un travail rémunérateur à l’étranger, devaient s’acquitter d’environ 550 000 FCFA chacun pour couvrir les frais de voyage. Une fois l’argent versé, au lieu de partir travailler, les victimes étaient séquestrées dans le repaire de Yapaki, en attendant leur transfert clandestin vers la Malaisie.

Quatre suspects arrêtés

Avec l’appui des forces de gendarmerie de Mbanga, les enquêteurs sont parvenus à interpeller quatre membres présumés du réseau :

· Effim Leonel, 30 ans
· Mbi Betty, 26 ans
· Ako Boris, 28 ans
· Nafissatou Berinyuy, 25 ans

Ils ont été placés en garde à vue et devront répondre des chefs d’accusation d’escroquerie, de séquestration et de traite d’êtres humains.

17 victimes secourues, dont une mineure

Parmi les jeunes libérés, figurent notamment Yong Shela Ketfi, Monyue Metouke Cécile, Bongnkum Zeabu, Ewoh Ngasi Rash, Kupuken Pamela, Fru Elvira Kien, Nshanse Peace Bonsen, ainsi que la jeune Ewang Josiane, âgée de seulement 18 ans. Toutes ont été prises en charge et bénéficient d’un accompagnement psychologique et social.

La gendarmerie appelle à la vigilance

Les recherches se poursuivent pour identifier et arrêter d’éventuels complices encore en fuite. La gendarmerie nationale lance un appel solennel à la population : la plus grande prudence est de mise face aux offres d’emploi alléchantes publiées sur les réseaux sociaux, qui dissimulent trop souvent des réseaux de trafiquants sans scrupules.

Toute information suspecte peut être signalée aux autorités compétentes.

Par Georges Domo 

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