Cameroun:  Justice : Ngoulémakong perd « Madame 5 ans »

Le monde judiciaire camerounais est en deuil. Marie-Rose Mbarga, inspectrice générale des services judiciaires, plus connue sous le surnom de « Madame 5 ans », s’est éteinte dans la nuit de lundi à mardi à l’Hôpital général de Yaoundé.

Magistrate hors échelle, elle incarnait la rigueur et l’intégrité au service de la justice. Son surnom, « Madame 5 ans », lui avait été attribué en raison de sa réputation d’inflexibilité et de fermeté, mais aussi de sa fidélité à la lettre et à l’esprit des textes de loi.

Son décès brutal laisse un vide considérable au sein de l’appareil judiciaire. Au-delà de ses fonctions officielles, Marie-Rose Mbarga était une figure de référence dans la région du Sud, particulièrement à Ngoulémakong, sa terre natale. Là-bas, collègues, magistrats et simples citoyens la considéraient comme une source d’inspiration, de force et de droiture.

« C’est une perte inestimable pour notre corps et pour la nation tout entière. Madame Mbarga restera un exemple de probité et de service », a confié un magistrat rencontré à Yaoundé.

À Ngoulémakong, l’émotion est vive. Les hommages se multiplient pour saluer le parcours d’une femme qui a marqué de son empreinte la magistrature camerounaise.

Ses obsèques devraient rassembler une foule nombreuse, tant dans sa région d’origine qu’à Yaoundé, où elle a exercé ses plus hautes fonctions.

Avec la disparition de « Madame 5 ans », le Cameroun perd une de ses plus grandes servantes de la justice, laissant derrière elle un héritage de rigueur, d’intégrité et de loyauté au service de l’État.

Par Georges Domo 

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