Cameroun : Vol QC306 : trois heures de retard parce que le chef a fait la grasse matinée
Ce matin du 25 avril, les passagers du vol Camair-Co QC306 à destination de Cotonou ont vécu une expérience inédite. Le motif du retard ? Pas une panne technique, pas un problème météo, non : le cuisinier n’avait pas encore livré les repas.
Deux heures à regarder le tarmac
Direction l’aéroport international de Douala. Horaire prévu : 8h00. Destination finale : Cotonou, avec une petite escale à Libreville. Rien de bien compliqué sur le papier.
Sauf que voilà. À 10h30, soit deux heures et demie plus tard, les passagers sont toujours sagement installés dans le Boeing 737-800, harnachés comme des astronautes prêts à décoller vers Mars… mais immobiles. Ils fixent le tarmac. Le tarmac, lui, ne bouge pas.
L’équipage finit par leur délivrer l’information tonitruante : « Le cuisinier n’a pas encore livré. »
« On s’en fiche des repas, décollez ! »
Face à l’absurdité de la situation, les passagers, affamés… de ponctualité, proposent une solution simple : décoller sans la bouffe. Après tout, un sandwich avalé en trois minutes à l’arrivée, ça peut sauver un rendez-vous important.
« Le vol était censé arriver à Cotonou à 11h30. À 10h30, on est encore à Douala. J’ai un rendez-vous important cet après-midi, là, ça manque franchement de sérieux », lâche un voyageur, le regard aussi vide que l’écran de divertissement à bord.
Mais la compagnie a son mot à dire. Et il est culinaire. « Même si vous voulez partir sans manger, les passagers qui embarqueront à Libreville, eux, risquent de ne pas être du même avis », rétorque Camair-Co, avec une logique imparable.
Décollage enfin… trois heures plus tard
Résultat : tout le monde a attendu. Les repas sont arrivés, l’avion a décollé, et les estomacs des passagers – comme leur patience – ont été remplis, mais à quel prix ?
Au final, le vol QC306 a quitté Douala avec un peu plus de trois heures de retard. On ignore si le cuisinier a été décoré ou prié de revoir son réveil. Mais une chose est sûre : désormais, quand Camair-Co annoncera « retard technique », les voyageurs demanderont poliment : « C’est un problème de moteur ou de marmite ? »
Moralité de l’histoire : mieux vaut prendre un bon petit-déjeuner avant d’aller à l’aéroport. Et pour le cuisinier, on suggère un réveil… ou un scooter.
Par Georges Domo

