Colombie : Expulsion des États-Unis : une Colombienne rapatriée depuis Kinshasa vers son pays
Accueillie temporairement par les autorités congolaises après son expulsion d’Amérique, une ressortissante colombienne a quitté la RDC lundi dans le cadre d’un programme de retour volontaire sécurisé.
Une femme de nationalité colombienne, expulsée des États-Unis, a regagné son pays d’origine ce lundi après un bref séjour à Kinshasa. Elle avait été prise en charge provisoirement par les autorités de la République démocratique du Congo, qui ont facilité son transit avant son rapatriement.
Son départ s’est effectué dans le cadre d’un dispositif de retour volontaire destiné aux ressortissants de pays tiers. Ce mécanisme, encadré par les services compétents, assure un accompagnement sécurisé tout au long du voyage, depuis le pays de transit jusqu’à la destination finale.
Une procédure humanitaire et diplomatique
L’arrivée de cette Colombienne à Kinshasa fait suite à son expulsion du territoire américain. Face à cette situation, les autorités congolaises ont accepté de l’accueillir temporairement, le temps d’organiser son retour vers la Colombie dans des conditions dignes et sécurisées.
Ce type de prise en charge, bien que rarement médiatisé, s’inscrit dans des accords informels ou formalisés entre pays concernés par les flux migratoires. Il permet d’éviter que des personnes expulsées ne se retrouvent en situation irrégulière ou sans assistance dans des pays où elles n’ont aucun attache.
Pourquoi accepter un retour volontaire ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’une personne expulsée des États-Unis choisisse de regagner volontairement son pays d’origine depuis un pays tiers comme la RDC.
Premièrement, l’absence de perspective légale durable en RDC pour une ressortissante étrangère sans lien familial ou professionnel avec le pays congolais. Rester à Kinshasa ne lui offrait probablement aucun statut administratif stable.
Deuxièmement, la sécurité et l’accompagnement proposés par le dispositif de retour volontaire. Ce programme garantit un voyage encadré, sans risque, et parfois une aide à la réinsertion une fois arrivée en Colombie.
Troisièmement, le lien personnel avec son pays d’origine. La plupart des personnes expulsées souhaitent avant tout retrouver leur famille, leurs proches et leur environnement habituel, plutôt que de s’aventurer dans l’inconnu d’un pays africain qu’elles ne connaissent pas.
Enfin, il peut s’agir d’une solution pragmatique négociée entre les autorités américaines, congolaises et colombiennes pour clore rapidement une situation migratoire complexe, sans recourir à des procédures longues ou coûteuses.
Par Jérôme Wailifu

