États-Unis : « nous savons où se cachent les dirigeants iraniens » : l’avertissement glacial de Danny Danon à l’onu

L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies assure que son pays connaît la localisation des dirigeants de la République islamique et peut les atteindre en quelques jours en cas d’attaque.

« Nous savons où se cachent les dirigeants iraniens. Nous savons ce qu’ils font. » C’est par ces mots, prononcés en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, que Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, a fait basculer un nouveau cap dans la guerre de communication entre Israël et l’Iran.

Le diplomate israélien ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté un avertissement d’une rare dureté : « Si l’Iran attaque Israël, il ne faudra que quelques jours à l’armée israélienne pour atteindre ses dirigeants. »

Une déclaration qui, loin d’être une simple formule, s’appuie sur une capacité qu’Israël a déjà démontrée à plusieurs reprises.

Les États-Unis épinglés

Dans la même prise de parole, Danny Danon a visé directement Washington. Selon lui, ce sont les États-Unis qui « blaguent » avec la République islamique d’Iran. Une critique à peine voilée de l’attitude américaine, jugée trop conciliante face à Téhéran.

Le diplomate a toutefois tenu à rappeler la coordination étroite entre Israël et Washington. Mais il a été sans ambiguïté : en cas d’attaque iranienne, Israël n’attendra l’autorisation d’aucune puissance pour riposter.

Ces propos ne relèvent pas de la rhétorique. Israël a déjà prouvé sa capacité à éliminer des figures majeures de l’appareil iranien.

En juin 2025, lors de la guerre de douze jours, les premières frappes israéliennes avaient tué Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la révolution, et Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées iraniennes. Plus récemment, au début du conflit déclenché en février 2026, le guide suprême Ali Khamenei a lui-même été tué.

Autant de précédents qui donnent un poids réel à la menace de Danny Danon : lorsqu’il affirme connaître la localisation des dirigeants iraniens, il évoque une capacité que son pays revendique et a déjà mise à exécution.

Cette déclaration intervient dans un climat particulièrement explosif au Moyen-Orient.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui-même affirmé début septembre que renverser le régime iranien était désormais « l’objectif central » d’Israël, et que celui-ci était « à portée de main ». Quelques jours auparavant, le ministre de la Défense israélien Israel Katz avait menacé de frapper toutes les infrastructures iraniennes, y compris énergétiques, en cas d’attaque de Téhéran.

La guerre entre dans son septième mois, avec des opérations américano-israéliennes visant les sommets de l’appareil politique et sécuritaire iranien.

La réponse iranienne : la défense légitime

Face à ces menaces, Téhéran campe sur sa position. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé que la défense légitime de l’Iran contre l’agression continuera avec fermeté, et que le régime israélien et ses soutiens porteront la responsabilité de toute escalade.

L’Iran, qui maintient sa présence diplomatique à l’ONU, continue de dénoncer une « agression flagrante » et appelle la communauté internationale à condamner les actions israéliennes.

Par Frédéric Konaté 

Commentaires Facebook