États-Unis : Trump affirme qu’il interrogera Poutine sur une éventuelle aide russe à l’Iran

 

Le président américain a déclaré qu’il poserait directement la question à son homologue russe, tout en minimisant l’impact stratégique d’un éventuel soutien de Moscou à Téhéran.

Dans un geste diplomatique pour le moins direct, le président Donald Trump a annoncé qu’il s’entretiendrait ce mardi avec le président russe Vladimir Poutine pour l’interroger sur les allégations selon lesquelles Moscou fournirait des informations et des munitions à l’Iran. Ces accusations, formulées par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ont relancé les tensions dans un contexte de guerre déjà complexe au Moyen-Orient .

Des accusations ukrainiennes

Lors d’un point de presse à bord d’Air Force One, M. Trump a déclaré : « Nous verrons bien si c’est vrai. Je poserai la question au président Poutine. Nous le saurons » . Cette annonce fait suite aux propos de M. Zelensky, qui a affirmé le 25 juillet que la Russie partageait des images satellites de positions américaines dans le golfe Persique avec l’Iran. Selon Kiev, il existerait une « corrélation claire entre les images satellites russes de ces sites et les frappes iraniennes »

Le président américain a cependant rapidement relativisé la portée de ces accusations. Il a soutenu que même si une telle aide existait, elle n’aurait eu « pas beaucoup d’impact », arguant que les forces américaines ont « complètement anéanti » les capacités iraniennes. « Ils n’ont pas d’armée, ils n’ont pas de force aérienne, ils n’ont pas de marine, ils n’ont rien », a-t-il poursuivi .

Pour étayer son argument, M. Trump a évoqué le précédent vénézuélien, où l’équipement militaire russe n’a pas empêché l’intervention américaine. « Le Venezuela avait tout l’équipement russe. Comment cela s’est-il passé ? Pas très bien », a-t-il ironisé .

Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis et l’Iran sont engagés dans une phase de négociations intenses. M. Trump a indiqué que Téhéran avait demandé une trêve et souhaitait rencontrer les Américains, ce qu’il présente comme une preuve de l’efficacité de la pression militaire américaine. « Ils ont demandé très gentiment : « S’il vous plaît, arrêtez, rencontrons-nous » », a-t-il confié .

Parallèlement, le Pentagone prépare une demande de financement supplémentaire d’environ 80 milliards de dollars pour couvrir le coût de la guerre en Iran et reconstituer les stocks de munitions, un montant qui double les estimations initiales . Le général Dan Caine, président de l’état-major interarmées américain, avait confirmé en avril devant le Congrès que la Russie soutenait l’Iran dans le conflit, sans toutefois en détailler la nature .

Par Ousmane Diallo 

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