Éthiopie : Macron annonce une conférence pour financer le Fonds pour la paix de l’UA et soutient des sièges permanents pour l’Afrique à l’ONU
En clôture d’une tournée africaine de cinq jours, le président français Emmanuel Macron a annoncé, depuis le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, l’organisation d’une conférence internationale de haut niveau d’ici fin 2026 à Paris. Celle-ci sera consacrée au financement du Fonds pour la paix de l’UA, un outil jugé essentiel pour renforcer les capacités de stabilité, de médiation et de prévention des conflits sur le continent.
Lors de son entretien avec Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, les échanges ont porté sur les crises sécuritaires en cours – du Sahel à la Corne de l’Afrique – et la nécessité de doter l’organisation panafricaine de ressources pérennes, loin des financements aléatoires. « Sans prévisibilité budgétaire, pas d’efficacité opérationnelle », a résumé une source proche de la délégation française.
Le président de la Commission de l’UA a chaleureusement salué cet engagement renouvelé. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé la « détermination absolue » de l’Union africaine à assumer son rôle de garant de la stabilité continentale, tout en se félicitant d’un partenariat stratégique « axé sur des solutions multilatérales africaines ».
Avant son départ pour Paris mercredi soir, Emmanuel Macron a également marqué les espaces en plaidant pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment l’attribution de sièges permanents à l’Afrique. Une reconnaissance politique qu’il a qualifiée d’« indispensable pour adapter la gouvernance mondiale aux réalités géopolitiques contemporaines ».
Ce passage à Addis-Abeba conclut un périple diplomatique dont le point d’orgue a été le sommet « Africa Forward » à Nairobi le tout premier sommet franco-africain organisé dans un pays anglophone. À travers ces annonces, Paris tente de redéfinir sa relation avec le continent en se positionnant comme un partenaire clé du développement, de la sécurité et de la représentativité internationale de l’Afrique.
Par Frédéric Konaté

