Europe : Bonnie Tyler, la voix rauque de « Total Eclipse of the Heart », s’éteint à 75 ans
La chanteuse galloise Bonnie Tyler, icône des années 1980 portée par son timbre unique et ses ballades rock devenues intemporelles, est décédée ce mercredi 8 juillet au Portugal, à l’âge de 75 ans. Sa famille a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux, précisant qu’elle a succombé à la maladie pour laquelle elle était soignée, après avoir été placée ces dernières semaines dans un coma artificiel à la suite d’une opération d’urgence.
Une voix née d’une opération
Née Gaynor Hopkins en 1951 à Skewen, au pays de Galles, dans une famille ouvrière, elle quitte l’école sans diplôme et travaille dans une épicerie avant de se lancer dans la chanson après un concours de chant. Son premier succès, « Lost in France » (1977), ouvre la voie, mais c’est une opération des cordes vocales pour retirer des nodules qui forge sa marque de fabrique : une voix grave, éraillée, puissante, immédiatement reconnaissable.
Ce timbre singulier porte « It’s a Heartache » (1978) au sommet des charts mondiaux, puis propulse « Total Eclipse of the Heart » (1983) au rang de classique planétaire. La chanson, écrite par Jim Steinman, dépasse le milliard d’écoutes sur Spotify en 2026, 43 ans après sa sortie. L’album Faster Than the Speed of Night devient le premier d’une femme à atteindre la première place des ventes au Royaume-Uni.
L’année suivante, « Holding Out for a Hero », popularisé par le film Footloose, s’impose comme un autre hymne de sa carrière.
Une carrière discrète mais fidèle
Moins présente commercialement dans les décennies suivantes, Bonnie Tyler n’a jamais cessé de tourner et d’enregistrer. Elle représente le Royaume-Uni à l’Eurovision en 2013 avec « Believe in Me » et publie son dernier album, The Best Is Yet to Come, en 2021. En 2025, elle revisite son tube avec David Guetta et Hypaton sur le titre « Together ».
Sa famille et son équipe, « le cœur brisé », saluent une artiste dont la voix a marqué plusieurs générations. Les hommages affluent déjà, saluant une femme à la carrière hors norme, dont l’héritage musical traverse les âges.
Par Frédéric Konaté

