Iran : Escale technique du président iranien à Alger : Pezeshkian évoque un « bon accueil »

 

Sur la route de New York, l’avion du président iranien a fait halte environ deux heures à Alger pour un ravitaillement en carburant. Massoud Pezeshkian indique avoir brièvement échangé avec le ministre algérien de l’Intérieur et salue la réception des autorités.

De retour à Téhéran, le président iranien Massoud Pezeshkian est revenu sur les conditions de son déplacement vers New York, où il a participé à l’Assemblée générale des Nations unies. Il a confirmé que son appareil avait dû se poser en Algérie pour faire le plein de carburant, une escale d’une durée d’environ deux heures.

Durant cette halte à l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger, le chef de l’État iranien dit avoir eu un entretien de courte durée avec le ministre algérien de l’Intérieur. Il a décrit cette rencontre en évoquant un « bon accueil » de la part des autorités algériennes, sans fournir davantage de précisions sur le contenu des discussions.

Les médias officiels algériens rapportent que le président Pezeshkian a été reçu au salon d’honneur par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, en présence du secrétaire d’État chargé des Affaires étrangères, Sofiane Chaib. Le président Abdelmadjid Tebboune, lui, n’a pas fait le déplacement, choisissant de déléguer son ministre de l’Intérieur.

Ce choix protocolaire est interprété par plusieurs observateurs comme la volonté d’Alger de cantonner cette halte à sa dimension purement technique, sans lui donner la portée d’une visite bilatérale officielle.

Cette escale intervient dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington. Les autorités américaines avaient accepté d’ouvrir leur territoire à la délégation iranienne pour le sommet onusien, tout en l’assortissant de restrictions, notamment l’interdiction d’acheter des produits de luxe.

Le président iranien a pris la parole devant l’Assemblée générale le 23 septembre, avant de quitter les États-Unis le 26 septembre. Dans un climat diplomatique où les moindres déplacements du dirigeant iranien sont observés avec attention, cette escale algérienne n’a pas manqué de susciter des commentaires.

Par Frédéric Konaté

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