Italie : Andrea Pirlo sur le banc de l’Italie ? Le pari osé de la FIGC

Coup de théâtre dans le football italien ! Selon les informations du journaliste Fabrizio Romano, Andrea Pirlo serait sur le point d’être nommé sélectionneur de la Squadra Azzurra . Un choix aussi surprenant qu’ambitieux, alors que la Fédération italienne (FIGC) a vu ses cibles prioritaires, Carlo Ancelotti et Pep Guardiola, lui échapper .

L’ancien maestro du milieu de terrain, âgé de 47 ans, a accepté une proposition orale de la FIGC et devrait signer dans les prochains jours . Il serait chargé d’un projet à long terme, avec un contrat courant jusqu’à la Coupe du monde 2030 . Cette décision intervient après le refus de Carlo Ancelotti, qui a choisi de rester à la tête de la Seleção brésilienne , et celui de Pep Guardiola, qui a privilégié une pause familiale .

Un pari risqué sur un novice du banc

Cette nomination ne fait pas l’unanimité. Si le nom de Pirlo fait rêver les tifosi, son bilan en tant qu’entraîneur est, lui, bien mince. Après un passage mitigé à la Juventus (52 matches, 2,15 points par match), il a connu des expériences en Turquie (Fatih Karagümrük) et en Italie (Sampdoria) sans vraiment convaincre . Il officie actuellement à la tête de Dubai United, un club de deuxième division émiratie .

Face à ce CV léger, les critiques fusent déjà . Beaucoup estiment que le « Maestro » ne possède pas l’expérience nécessaire pour sortir une équipe italienne en crise d’une traversée du désert. En effet, l’échec cuisant des qualifications pour la Coupe du Monde 2026, pour la troisième fois consécutive, a contraint la FIGC à une refonte totale .

La FIGC mise sur un tandem de choc pour superviser cette reconstruction. Paolo Maldini, récemment nommé directeur technique, et son conseiller Leonardo, sont les principaux artisans de ce projet . Leur idée est de reconstruire l’identité de la Nazionale en s’appuyant sur un projet de jeu ambitieux à long terme .

Le choix de Pirlo s’inscrit dans cette logique. Il symbolise une rupture avec le passé et incarne une vision moderne du football. Mais la tâche est immense : il devra qualifier l’Italie pour l’Euro 2028 et, surtout, redonner à la Nazionale ses lettres de noblesse après les désillusions des dernières années .

Un choix qui fait déjà débat, comme en témoignent les réactions des clubs de Serie A. Selon la presse, ils auraient préféré un profil plus expérimenté comme Antonio Conte . L’avenir nous dira si le pari de la Fédération italienne s’avèrera payant.

Par Frédéric Konaté

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