Monde: Mondial 2026: Brésil – Japon (2-1) : Martinelli arrache la qualification à la 96e minute, le Japon éliminé sur le fil

 

Mené à la pause, le Brésil a renversé le Japon en seconde période avant de s’imposer sur un but de Gabriel Martinelli dans les arrêts de jeu. Une qualification en huitièmes de finale arrachée au forceps, et un coup de massue pour les Samouraï Blue.

C’était un scénario que personne n’avait vu venir à la mi-temps. Dominateurs dans l’intensité et la justesse technique, les Japonais menaient logiquement au score (1-0) et faisaient vaciller la Seleção sur ses bases. Mais le Brésil, champion du monde à cinq reprises, a puisé dans ses ressources pour inverser la tendance au retour des vestiaires.

Un réveil brutal de la Seleção

Dès la reprise, l’attitude brésilienne est méconnaissable. Plus conquérants, plus agressifs dans les duels, les coéquipiers de Casemiro mettent la défense nippone sous pression. La récompense tombe à l’heure de jeu : sur un corner travaillé, le capitaine Casemiro reprend un ballon mal dégagé d’une frappe croisée imparable, laissant le gardien japonais sans réaction (1-1, 63e).

Le stade, muet jusque-là, se réveille. Le Brésil pousse, martèle, mais bute sur un bloc nippon valeureux et bien organisé. Le public retient son souffle alors que le temps s’égrène.

Alors que tout le monde semble se diriger vers une prolongation, l’attaquant d’Arsenal surgit au meilleur des moments. À la 90+6e minute, sur un dernier ballon envoyé dans la surface, Vinicius Jr décroise sa course et centre en retrait. Martinelli, surgi dans le dos de la défense, reprend le ballon du pied gauche et lobe le portier japonais. 2-1, la folie s’empare des tribunes brésiliennes.

Au bord du terrain, les Samouraï Blue s’effondrent. Leurs joueurs, hagards, regardent le ciel après avoir tenu quatre-vingt-quinze minutes de combat acharné.

Cette défaite est cruelle pour les Nippons, qui ont livré une prestation de très haut niveau pendant près d’un match et demi. Mais le football réserve parfois des fins impitoyables. Pour le Brésil, cette qualification relève du miracle et pourrait agir comme un électrochoc dans la suite du tournoi.

L’entraîneur brésilien, interrogé au micro de beIN SPORTS, a salué « la mentalité et le cœur » de ses joueurs, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées en première période. Le Japon quitte la Coupe du monde la tête haute, avec le regret d’être passé si près d’un exploit historique. Le Brésil, lui, poursuit sa route vers un sixième titre, porté par un Martinelli décidément providentiel.

Par Francis Kaboré 

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