Tchad : 18,5/20 pour une Vérité qui Fâche, Gladiator, Ex-Rappeur et Pasteur, Élevé au Rang de Maître en Exégèse à l’UPAC
Il est des instants où le temps semble suspendre son vol. Ce mardi, dans l’amphithéâtre de la Faculté de Théologie Protestante de l’UPAC, un homme s’est tenu debout, les épaules secouées par l’émotion, face à un jury qui venait de lui décerner la note éclatante de 18,5/20, accompagnée d’une mention honorable avec appréciation.
Cet homme, c’est Alain DJONFABE, connu du grand public sous le nom de scène Gladiator. Mais avant d’être pasteur, avant d’être théologien, il était une icône du rap, un gamin des quartiers devenu star, un homme qui a connu la gloire des stades et le gouffre des nuits sans réponse.
Ce jour-là, il n’a pas reçu un simple diplôme. Il a reçu une consécration. Élevé au rang de Maître en Exégèse (Ancien et Nouveau Testament) , il a rendu hommage à l’unique Maître qu’il sert désormais : le Père Céleste. « Sans Toi, je ne suis rien. Avec Toi, nous ferons des exploits », a-t-il murmuré, la voix brisée par une gratitude immense.
Le Parcours d’un Combattant
Pour saisir l’ampleur de ce moment, il faut remonter le fil d’une vie tumultueuse. Alain DJONFABE, alias Gladiator, a grandi dans les ruelles bruyantes où l’évangile de la rue rivalise avec celui de l’Église. Très jeune, il a goûté aux projecteurs, à l’adrénaline des scènes, aux frissons des foules en transe. Mais au sommet de la gloire musicale, une soif inassouvissable le dévorait.
« Je remplissais les stades, mais je rentrais vide dans mon appartement », confiait-il un jour. Le micro ne suffisait plus à crier sa douleur. Il lui fallait une autre voix. C’est là que la Parole l’a saisi. Non pas comme une religion, mais comme une épée qui tranche. Il a tout quitté : les contrats, la notoriété, l’argent facile. Pour devenir serviteur.
Pasteur en exercice depuis cinq ans, il a appris que la plus grande des scènes est parfois une petite église de quartier, et que le plus beau des succès est une âme sauvée.
Une Soutenance en Larmes
Le sujet de sa thèse portait sur :
« Prévaloir l’obéissance aux sacrifices : Exégèse de 1 Samuel 15, 20-23, appliquée au ministère prophétique pour les nations. »
Un thème qui lui colle à la peau. En exégète chevronné, il a disséqué le combat de Saül contre Amalek, ce moment tragique où le roi sacrifie l’obéissance à la tentation de bien paraître.
Mais derrière les mots hébreux et les constructions grammaticales, c’est sa propre vie qui affleurait. Lui aussi a connu la tentation de sacrifier pour se racheter. Lui aussi a senti le poids des compromis. En développant son argumentation, il dévoilait une part de son âme : l’obéissance n’est pas un concept théologique, c’est une lutte quotidienne.
À la fin de sa présentation, un silence religieux a envahi la salle. Puis le président du jury a pris la parole, la voix chargée d’émotion :
« Vous ne nous avez pas livré une thèse, vous nous avez livré votre vie. »
Les applaudissements ont éclaté, mêlés à des larmes. Celles de sa femme, assise au premier rang. Celles de ses enfants, fiers. Celles des anciens de son église, venus nombreux pour l’acclamer.
« Avec Toi, nous ferons des exploits »
Alors qu’il recevait les félicitations du jury, Alain DJONFABE a levé les yeux au ciel. Ses mains tremblaient sur le parchemin fraîchement estampillé. Dans un élan de foi, il s’est exclamé :
« Père, je te rends toute la gloire ! Ce n’est pas ma sagesse qui a parlé, c’est Ta Parole. Avec Toi, nous ferons des exploits ! »
Un cri du cœur qui a électrisé l’assistance. Car cet homme, qui aurait pu sombrer dans l’oubli ou l’amertume, se tient aujourd’hui comme un témoin : la grâce ne s’achète pas avec des sacrifices, elle se reçoit dans l’obéissance.
Un Ministère Prophétique pour les Nations
La suite s’annonce ambitieuse. L’École Doctorale l’attend. Mais au-delà des diplômes, Gladiator porte une vision : celle d’un ministère prophétique qui ne cherche ni la faveur des puissants, ni l’ivresse des foules, mais la fidélité à une Parole reçue dans le secret.
« Je veux aller jusqu’aux nations, non pas avec la gloire d’un rappeur, mais avec la simplicité d’un serviteur », glisse-t-il entre deux accolades.
Le Verdict du Jury : Une Âme Reconnaissante
Ce 7 juillet 2026 restera gravé dans les mémoires. Pas seulement parce qu’un ex-rappeur a décroché une mention honorable. Mais parce qu’un homme, debout devant ses juges, a su dire avec une humilité désarmante :
« Je ne mérite rien, mais Dieu m’a tout donné. »
Alors que la foule se dispersait dans les couloirs de l’UPAC, une phrase résonnait encore :
« L’obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15, 22).
Pour Alain DJONFABE, alias Gladiator, ces mots ne sont plus une citation biblique. Ils sont le résumé d’une vie sauvée.
Et si son histoire n’était qu’un début ? Une étincelle pour tous ceux qui, comme lui, cherchent à échanger l’éclat du monde contre la douceur de la croix. Une chose est sûre : avec le Père, il fera des exploits. Et nous, nous serons là pour les raconter.
Alain DJONFABE – Pasteur, Exégète, et désormais témoin d’une grâce qui ne trompe pas.
Par Kenzo Brown

