TCHAD: Fulbert Mouanodji brûlé vif à Abéché : un crime qui glace le sang

Une onde de choc traverse le Tchad après la découverte macabre du corps calciné de Fulbert Mouanodji, directeur de cabinet du délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi Est. L’homme a été retrouvé brûlé vif à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, dans des circonstances encore floues.

Les images, insoutenables, qui circulent sur les réseaux sociaux, montrent le haut fonctionnaire entièrement carbonisé, son corps abandonné au bord d’une route poussiéreuse de la ville. Un acte d’une rare violence qui suscite indignation et stupeur à travers le pays.

Un appel à l’aide ignoré ?

Fait troublant : la veille de sa mort, Fulbert Mouanodji avait publié un message inquiétant sur son compte Facebook dans lequel il affirmait être en danger. Ce cri d’alerte, resté sans suite apparente, résonne aujourd’hui comme un terrible avertissement ignoré.

Les autorités n’ont pour l’instant livré aucun détail sur les circonstances du drame. Une enquête aurait été ouverte, mais les contours restent flous. L’absence de communication officielle alimente les spéculations sur la nature politique ou mafieuse de cet assassinat particulièrement barbare.

Silence assourdissant des autorités

Aucune déclaration n’a été faite par le gouvernement ou la Présidence de la République au moment où nous écrivons ces lignes. Un silence qui ajoute à la colère et au sentiment d’abandon exprimé par de nombreux citoyens en ligne.

Sur les réseaux sociaux, des appels à la justice et à une enquête indépendante se multiplient. Des internautes réclament des explications, pointant du doigt l’impunité généralisée et les défaillances sécuritaires dans certaines régions du pays.

Un climat d’insécurité grandissant

Ce drame survient dans un contexte où les violences ciblées, les règlements de compte et les assassinats inexpliqués semblent se banaliser dans plusieurs provinces du Tchad. De nombreux observateurs évoquent une montée inquiétante de l’insécurité et une perte de contrôle des autorités sur certains territoires.

En attendant les résultats de l’enquête, si enquête sérieuse il y a, la mort atroce de Fulbert Mouanodji interpelle. Elle rappelle brutalement la vulnérabilité de ceux qui, pourtant au cœur des institutions, ne sont pas épargnés par les dérives violentes qui rongent le tissu social et politique tchadien.

Par Kenzo Brown 

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