Tchad: Médias : colère et indignation après la suspension du journal “Abba garde”

 

Le très critique trimensuel “abba garde” ne paraît plus au Tchad et ce pour un délai de 12 mois. L’édition papier du journal dirigé par Moussaye Avenir de la Tchiré fait l’objet d’une suspension décidée par le président de la Haute Autorité des médias et l’Audiovisuel. La mesure de suspension prise le 08 juin suscite colère et indignation dans l’opinion.

Le président de la HAMA, Dieudonné Djaonambaye , reproche au journal Abba garde un manquement grave à l’éthique et à la déontologie du journaliste, les faits de diffamation et publication de fausses nouvelles,la durée de la suspension est pour 12 mois .

Sanction excessive, attaque contre la liberté de presse, censure,…

Dès le lendemain de la prise de décision, des réactions de colère proviennent de partout : les associations professionnelles de la presse, médias, réseaux sociaux, partis politiques, ONG…

Par un point de presse de la convention des entrepreneurs de la presse privée au Tchad (CEPPT) Bruce Djim- Adjim Ouaye estime que la mesure est “excessive”. Il dénie même au président de la HAMA le droit de se référer à des dispositions du code de déontologie de la presse pour sanctionner un média. La sanction de la violation de celles-ci est du ressort de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les médias, a martelé Bruce.

Les associations professionnelles des médias déplorent, sans ambages, cette volonté manifeste de museler les organes de presse qui choisissent des lignes éditoriales qui privilégient la critique. Sinon, quelle urgence peut conduire le président de la HAMA qui, sans associer ses conseillers, en arrive à suspendre un journal pendant 12 mois et même interdire son directeur de publication d’excercer ?

Sur les réseaux sociaux, d’autres personnes, journalistes et juristes notamment, affirment leur soutien au journal “Abba Garde ”.

Par kenzo Brown

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