Tchad : une violente tempête détruit l’entrepôt de l’ONASA à Melfi

Une forte tempête accompagnée de pluies diluviennes et de vents violents a frappé la ville de Melfi, dans la province du Guéra, le 6 mai 2026, causant d’importants dégâts matériels. Parmi les infrastructures touchées figure l’entrepôt de l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA), entièrement détruit par les intempéries.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les violentes rafales de vent survenues au début de la saison pluvieuse ont arraché une grande partie de la toiture et fragilisé les murs du bâtiment, provoquant son effondrement total. Cette infrastructure jouait pourtant un rôle essentiel dans le stockage des vivres destinés à soutenir les populations locales en période de besoin.

La destruction de cet entrepôt suscite une vive inquiétude au sein des habitants de Melfi et des localités environnantes. Dans une province régulièrement confrontée aux défis liés à l’insécurité alimentaire et aux aléas climatiques, la perte d’un tel dispositif de stockage représente un sérieux coup dur pour les populations.

Des citoyens déplorent également les insuffisances récurrentes en stocks alimentaires observées ces dernières années, estimant que cette catastrophe risque d’aggraver davantage les difficultés d’approvisionnement dans la zone.

« Cet entrepôt représentait un espoir pour de nombreuses familles vulnérables. Aujourd’hui, sa destruction fait craindre une aggravation des difficultés alimentaires dans la province », confie un habitant de Melfi.

Face à cette situation préoccupante, les populations lancent un appel urgent aux autorités administratives et aux responsables de l’ONASA afin que des mesures rapides soient prises pour reconstruire l’infrastructure détruite et renforcer les capacités de stockage alimentaire dans la région.

Les habitants souhaitent également une meilleure prise en compte des risques climatiques dans la conception des infrastructures publiques, alors que les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents au Tchad avec l’arrivée des saisons pluvieuses.

Par Mbaikoula Philippe 

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