Gabon :Accusé de viol, Daniel Mengara évoque une relation « consentie » et dénonce un « complot politique »
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Daniel Mengara, figure politique et intellectuelle gabonaise, se retrouve au cœur d’un scandale judiciaire après qu’une plainte pour viol a été déposée contre lui en France. Face aux accusations, il affirme qu’il s’agissait d’une relation consentie et dénonce une machination politique visant à entacher sa réputation.
L’affaire a éclaté publiquement ce mercredi lorsque notre rédaction a révélé l’existence de cette plainte. Selon les informations recueillies, la plainte aurait été déposée il y a plusieurs semaines par une femme dont l’identité n’a pas été divulguée. Les faits reprochés remonteraient à une période où Daniel Mengara se trouvait en France.
Contacté par journal l’œil du Sahara l’intéressé a vivement réagi. Par l’intermédiaire de son conseil, il a catégoriquement nié toute accusation de viol. « Il s’agit d’une relation adultérine et consentie entre deux personnes majeures », a-t-il déclaré. Il affirme que cette relation, bien que privée, aurait été instrumentalisée à des fins politiques.
Dans un long communiqué, Daniel Mengara a ensuite développé sa thèse du « complot politique ». Selon lui, cette affaire serait une manipulation destinée à le discréditer et à l’écarter de l’échiquier politique gabonais, où il est une voix critique connue. « Certains, dans l’ombre, ne supportent pas ma liberté de parole et mon engagement pour un Gabon démocratique. Ils utilisent les moyens les plus vils pour tenter de me faire taire », a-t-il asséné.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique gabonais particulièrement tendu, marqué par une transition contestée et une recomposition du paysage politique. Mengara, universitaire et ancien candidat à la présidentielle, est une figure de l’opposition historique au régime d’Ali Bongo et reste très actif dans le débat public.
La méthode consistant à utiliser des affaires judiciaires ou privées pour atteindre des personnalités gênantes est régulièrement dénoncée par les observateurs de la vie politique gabonaise et africaine. Cependant, les accusations de viol sont extrêmement graves et doivent être traitées avec la plus grande rigueur par la justice, indépendamment de toute considération politique.
Les réactions à cette affaire sont partagées. Certains soutiennent la parole de la plaignante et appellent à une enquête impartiale, rappelant l’importance de lutter contre les violences sexuelles. D’autres, sceptiques, évoquent effectivement la possibilité d’un coup monté, citant des précédents dans la région.
La justice française, saisie de l’affaire, mènera son enquête en toute indépendance. Elle devra déterminer la véracité des faits reprochés et dire le droit, loin des polémiques et des pressions politiques.
En attendant, cette affaire jette une lumière crue sur les luttes d’influence qui secouent la classe politique gabonaise et sur la vulnérabilité des personnalités publiques, dont la vie privée peut devenir un champ de bataille politique. Info241 suivra les développements de ce dossier avec attention et continuera à informer ses lecteurs en toute objectivité.
Par Jérôme Wailifu

