Europe : Vives tensions après la visite non concertée de Viktor Orbán à Moscou
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La visite surprise du Premier ministre hongrois Viktor Orbán à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine a provoqué une onde de choc au sein de l’Union européenne. Plusieurs dirigeants européens ont publiquement exprimé leur colère, affirmant qu’aucun mandat n’avait été confié au dirigeant hongrois pour mener des discussions au nom de l’Europe.
Berlin et Ljubljana montent au créneau
L’Allemagne a été l’un des premiers pays à réagir. Le gouvernement allemand rappelle avec fermeté que « Viktor Orbán n’a reçu aucun mandat européen pour engager des discussions avec la Russie ». Pour Berlin, cette initiative personnelle va à l’encontre de la ligne commune de l’UE concernant la guerre en Ukraine et les relations diplomatiques avec Moscou.
La Slovénie a également dénoncé une démarche « non coordonnée » et « dangereuse » pour la cohésion européenne, soulignant que de telles initiatives individuelles fragilisent la position collective de l’Union face à la Russie.
Un acte perçu comme une rupture d’unité
Plusieurs diplomates européens craignent que cette visite renforce les divisions au sein de l’Union, déjà éprouvée par des désaccords sur la politique énergétique et les sanctions contre la Russie. Viktor Orbán, connu pour ses positions pro-russes, est régulièrement critiqué pour ses prises de position jugées contraires aux orientations communes.
Berlin appelle Moscou au dialogue
Dans sa réaction, l’Allemagne a également adressé un message à Moscou, appelant la Russie à « revenir à la table des négociations » afin d’avancer vers une résolution pacifique du conflit qui ravage l’Ukraine depuis 2022.
Un climat diplomatique tendu
Cette visite inattendue pourrait rallumer les tensions entre Budapest et plusieurs capitales européennes, qui insistent sur la nécessité de maintenir une ligne unie face au Kremlin. Alors que la guerre se poursuit en Ukraine, l’UE tente de préserver sa cohésion, mais l’initiative d’Orbán apparaît aujourd’hui comme un nouveau test pour la solidarité européenne.
Par Frédéric Konaté

