Cameroun : « Sanctions exemplaires » : le gouvernement sort l’artillerie lourde contre les violeurs d’enfants
Le gouvernement camerounais a haussé le ton face à la recrudescence des violences inacceptables commises contre les enfants. Par la voix de la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, des sanctions « exemplaires » ont été promises à l’encontre des auteurs d’infanticides et de viols sur mineurs.
Dans un communiqué solennel lu sur les antennes de la radio nationale ce jour, la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, a tenu à exprimer « sa profonde indignation et sa vive émotion » suite aux derniers faits de violence grave qui ont secoué le pays. Parmi les affaires citées, le tristement célèbre cas de la petite Divine Mbarga, symbole de l’horreur dont sont capables certains individus, a été spécifiquement évoqué.
Face à l’émotion nationale et à la gravité des faits infanticides et violences sexuelles sur des victimes vulnérables le gouvernement annonce un tournant dans la réponse pénale. Selon le communiqué, des actions sont d’ores et déjà en cours afin de garantir des « sanctions exemplaires » contre les auteurs de ces crimes. Le ministère des Affaires sociales travaille en étroite collaboration avec les autorités judiciaires pour que les procédures aboutissent rapidement et que la sévérité de la peine soit à la hauteur des actes commis.
« La protection de l’enfant est un impératif national. Nous ne transigerons pas avec ceux qui s’attaquent à l’innocence », a martelé la ministre, appelant à une mobilisation collective.
Au-delà de la répression, le gouvernement mise également sur la prévention et la prise en charge des victimes. Pauline Irène Nguene a annoncé le renforcement des mécanismes d’« alertes communautaires ». Cette initiative vise à impliquer les populations locales, souvent premières témoins de situations à risque, afin de signaler les cas suspects avant que l’irréparable ne se produise.
Par ailleurs, un accent particulier sera mis sur l’accompagnement psychosocial des victimes. Reconnaissant les traumatismes profonds laissés par ces violences, le ministère entend déployer des cellules d’écoute et des soins adaptés pour permettre aux enfants agressés de se reconstruire.
Cet arsenal de mesures (répression judiciaire, vigilance citoyenne et soutien psychologique) traduit la volonté des autorités de sortir de l’impunité qui entoure parfois ces crimes et de placer la protection de l’enfance au cœur des priorités nationales.
Par Ousmane Diallo

