Afrique : CAN 2025 – La finale Sénégal-Maroc qui a contraint la FIFA à revoir son règlement

 

À moins de 50 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA a sorti l’artillerie lourde. L’instance mondiale a adopté un ensemble de mesures disciplinaires renforcées, en réponse directe aux incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025. Retour sur un match qui va faire jurisprudence.

Le 18 janvier 2026, la soirée où tout a basculé

C’était à Rabat. Une affiche de rêve pour conclure la Coupe d’Afrique des Nations : le Sénégal face au Maroc, le pays hôte. Mais le choc attendu a vite tourné à l’imbroglio. Décisions arbitrales contestées – penalty accordé aux Lions de l’Atlas, but refusé aux Lions de la Téranga –, la tension est montée d’un cran.

Sur le banc sénégalais, le sélectionneur Pape Thiaw prend une décision radicale. Il ordonne à ses joueurs de quitter la pelouse et de regagner les vestiaires.

Sur le moment, la scène suscite la stupéfaction. Dans la foulée, elle provoque une longue interruption et une confusion générale qui fera le tour du monde.

La FIFA serre la vis

Choquée par l’ampleur de l’incident, la FIFA n’a pas tardé à réagir. En coordination avec l’IFAB – l’instance garante des règles du football –, elle a conçu un arsenal répressif destiné à dissuader toute nouvelle tentative de « sortie collective ».

Les nouvelles dispositions :

· Expulsion individuelle : tout joueur qui quitte volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale s’expose désormais à un carton rouge, à la discrétion de l’officiel.
· Responsabilité du staff : les entraîneurs et encadrements techniques peuvent également être sanctionnés s’ils incitent leurs joueurs à abandonner la partie.
· Défaite automatique : si une équipe provoque l’arrêt définitif d’un match en quittant volontairement le terrain, elle sera déclarée perdante sur tapis vert.

Une leçon avant le Mondial 2026

À quelques semaines de la Coupe du monde 2026, la FIFA ne veut prendre aucun risque. L’enjeu est de taille : préserver l’autorité des arbitres, maintenir la discipline sur les terrains et offrir un spectacle fluide aux milliards de téléspectateurs attendus.

L’instance mondiale affiche sa volonté de ne plus jamais revoir un tel scénario. « Le football doit rester un jeu. Les contestations collectives et les abandons de terrain ne sont pas négociables », martèle-t-on dans les couloirs du pouvoir footballistique.

Des zones d’ombre persistent

Pour autant, la polémique autour de la finale de la CAN 2025 ne s’éteint pas complètement. Plusieurs révélations post-match ont mis en cause la commission des arbitres de la CAF, accusée de gestion approximative et de consignes controversées. Une ombre au tableau qui n’a pas échappé aux observateurs, mais que la FIFA a choisi de balayer en serrant la vis sur le comportement des joueurs et des staffs.

Par Issa Abdou 

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