États-Unis: Présidentielle : 2,2 millions de pubs retirées par Facebook

« 2,2 millions de publicités ont été rejetées » et « 120.000 posts Facebook et Instagram ont été retirés pour tentative d’entrave à la participation au scrutin », en amont de l’élection américaine. Le vice-président de Facebook, Nick Clegg, a précisé, dans une interview au Journal du dimanche 18 octobre 2020, que « des avertissements ont été affichés sur 150 millions de fausses informations vérifiées par des médias indépendants ».

Facebook multiplie depuis des mois les efforts pour ne pas répéter le traumatisme de 2016, quand son réseau avait été utilisé pour des opérations massives de manipulation des électeurs, menées depuis la Russie, lors des scrutins présidentiels aux États-Unis et sur le Brexit au Royaume-Uni. « Trente-cinq mille collaborateurs s’occupent de la sécurité de nos plateformes et contribuent aux élections. Nous avons établi des partenariats avec 70 médias spécialisés, dont cinq en France, dans la vérification d’informations », décrit Nick Clegg.

« Nous disposons aussi d’outils d’intelligence artificielle. Ils ont permis la suppression de milliards de publications et de faux comptes, avant même qu’ils ne soient signalés par des utilisateurs », indique le vice-président de Facebook. Le site stocke en outre « toutes les publicités et les informations telles que leur financement ou leur provenance pendant sept ans afin d’assurer la transparence ».

En 2016, indique encore l’ancien vice-premier ministre britannique au JDD, « Facebook n’avait ni identifié ni supprimé un seul réseau étranger interférant dans l’élection. Entre mars et septembre de cette année, nous avons supprimé 30 réseaux malveillants dans le monde, dont certains visaient les États-Unis ».

Début octobre, Facebook avait retiré plus de 300 comptes et pages, actifs sur Facebook et Instagram. Il avait établi un lien avec un cabinet de marketing, Rally Forge, qui travaille pour Turning Point USA, une organisation qui vise à mobiliser les étudiants autour de Donald Trump, notamment dans les États où l’élection est particulièrement serrée.

Par Frédéric Konaté

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