Monde: Vladimir Poutine propose des négociations directes avec l’Ukraine à Istanbul
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Le président russe Vladimir Poutine a proposé la reprise des pourparlers directs avec l’Ukraine dans la ville turque d’Istanbul le 15 mai prochain. Cette initiative survient dans un contexte de tensions renouvelées et d’ultimatums posés par les puissances occidentales à Moscou.
Dans une déclaration publique faite à Moscou à l’issue des cérémonies du 9 mai, le chef du Kremlin a dénoncé les pressions occidentales, tout en proposant une voie diplomatique. « Nous proposons aux autorités de Kiev de reprendre les négociations que nous avons tentées avec elles, sans délai, à Istanbul, le 15 mai déjà, là où elles se sont déroulées à l’époque et là où elles ont été interrompues », a-t-il affirmé.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué un changement de ton du côté russe, estimant que « c’est un signe positif », mais a conditionné tout dialogue à l’instauration préalable d’un cessez-le-feu.
Cette main tendue intervient après un ultimatum conjoint de l’Union européenne et de l’Ukraine exigeant un cessez-le-feu « complet et inconditionnel » de 30 jours à compter du 12 mai, sous peine de sanctions supplémentaires contre la Russie.
Ankara s’est positionnée comme médiateur. Le président Recep Tayyip Erdogan a confirmé la disposition de son pays à accueillir ces discussions : « La Turquie est prête à accueillir des négociations qui conduiraient à une solution permanente », selon un communiqué officiel.
Cependant, la proposition russe ne convainc pas tout le monde. Emmanuel Macron a jugé l’offre « insuffisante », estimant qu’« on ne négocie pas quand les armes parlent », soulignant ainsi l’urgence d’un arrêt immédiat des hostilités.
Malgré les appels à la paix, les hostilités se poursuivent. Dans la nuit du 10 au 11 mai, des frappes massives de drones russes ont été enregistrées à travers l’Ukraine, notamment à Kyiv, relançant les inquiétudes sur l’issue d’une guerre qui dure depuis plus de trois ans.
Par Ousmane Diallo

