Rwanda : La justice refuse la libération conditionnelle de l’opposante Victoire Ingabire

 

Au Rwanda, la figure de l’opposition Victoire Ingabire restera en détention. Le tribunal de première instance de Kicukiro a rejeté sa demande de libération conditionnelle, invoquant un risque de fuite, selon les autorités judiciaires.

Cheffe d’un parti politique non reconnu officiellement, Victoire Ingabire a été arrêtée le 19 juin 2025 à son domicile à Kigali. Son arrestation s’inscrit dans une vaste procédure judiciaire visant plusieurs personnalités critiques envers le régime en place.

Des accusations lourdes

L’opposante est poursuivie pour plusieurs chefs d’accusation, notamment :

  • Diffusion de fausses informations ou de propagande nuisible, avec pour objectif présumé de ternir l’image du gouvernement rwandais sur la scène internationale.
  • Association de malfaiteurs, une accusation souvent utilisée contre les figures de l’opposition au Rwanda.

Déjà auditionnée le jour de son arrestation, Victoire Ingabire faisait également face à des obstacles juridiques en amont de l’élection présidentielle de juillet 2024. En mars 2024, une juridiction rwandaise avait rejeté sa requête d’effacement de casier judiciaire, l’empêchant ainsi de se présenter comme candidate.

Une opposition muselée ?

Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Les soutiens de Victoire Ingabire réclament sa libération immédiate et dénoncent une volonté de l’écarter durablement du jeu démocratique.

Par Rodrigue Izumo 

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