Tchad : Aid-El-Kebir : l’Institut français du Tchad suspend ses activités mais maintient la grande clôture du Festival New School Power

 

Médiathèque fermée, Campus France au repos, « Heure du conte » annulée… Mais la culture urbaine reprend ses droits dès 16 heures pour une soirée de clôture très attendue.

Ce mercredi 27 mai 2026, journée de célébration de l’Aid-El-Kebir, l’Institut français du Tchad a décidé de suspendre la majeure partie de ses activités. Une pause exceptionnelle qui n’empêchera pas la tenue d’un événement majeur : la clôture du Festival New School Power, prévue à 16 heures. Entre recueillement, fête religieuse et culture urbaine, l’institution culturelle joue la carte de l’équilibre.

 

Une suspension générale pour cause de grande fête religieuse

Comme chaque année, l’Aid-El-Kebir – également appelée Tabaski – rythme la vie sociale et administrative au Tchad. Dans un souci de respect des traditions et de reconnaissance envers ses publics, l’Institut français du Tchad (IFT) a officiellement annoncé la suspension exceptionnelle de ses activités ce mercredi 27 mai 2026.

Concrètement, cela signifie :

· Fermeture de la médiathèque pour toute la journée ;
· Fermeture des services de Campus France ;
· Annulation de l’« Heure du conte » , ce rendez-vous hebdomadaire prisé des familles et des plus jeunes.

Cette décision, communiquée par avis officiel aux artistes, membres et partenaires de l’IFT, vise à permettre aux équipes et aux publics de célébrer sereinement la fête du sacrifice dans leurs foyers.

Une exception de taille : le Festival New School Power se clôture en beauté

Malgré cette pause généralisée, la Direction de l’Institut français du Tchad a tenu à maintenir un moment phare : la clôture du Festival New School Power.

Rendez-vous est donné au public à partir de 16 heures pour célébrer ensemble la fin de cet événement dédié aux cultures urbaines. Une manière d’offrir une respiration artistique et festive en cette journée particulière, tout en restant fidèle à la mission de l’IFT : promouvoir la création et rassembler les publics autour de la culture.

« Ce sera la touche finale d’un festival qui a connu des hauts et des bas », confie un proche de l’organisation.

Un festival perturbé par le deuil national

Pour bien comprendre l’importance de cette clôture, il faut revenir quelques jours en arrière. Le Festival New School Power avait été perturbé puis interrompu en raison d’une période de deuil national décrété par le gouvernement. Ce deuil faisait suite au drame survenu au Lac Tchad – une tragédie qui a profondément marqué le pays.

L’Institut français, solidaire de la nation, avait alors choisi de suspendre temporairement les festivités. La clôture de ce mercredi 27 mai constitue donc aussi une reprise symbolique pour « rattraper le temps perdu » et offrir aux artistes et au public la conclusion qu’ils méritent.

Dans son communiqué, l’Institut français du Tchad tient à exprimer sa gratitude envers l’ensemble des acteurs concernés :

· Les artistes qui ont fait preuve de patience et de professionnalisme ;
· Les membres et partenaires  pour leur compréhension face aux ajustements de calendrier ;
· Les visiteurs  pour leur fidélité et leur attachement à la programmation culturelle.

En cette journée d’Aid-El-Kebir, l’IFT adresse également ses vœux chaleureux de bonne célébration à toute la communauté tchadienne, musulmane et non musulmane, rappelant que la culture est un pont entre les croyances et les sensibilités.

Entre fermetures administratives, annulation d’un rendez-vous jeunesse et maintien stratégique d’une clôture de festival, l’Institut français du Tchad signe un équilibre délicat : respect des traditions religieuses, recueillement national après un drame, et désir de faire vivre la création urbaine.

Ce mercredi 27 mai, à 16 heures, les amateurs de hip-hop, de danse, de graff et de cultures urbaines auront donc rendez-vous avec l’IFT pour une clôture qui s’annonce mémorable. Le reste pourra attendre. Le mouton, lui, sera dans l’assiette. Et la culture, finalement, ne s’arrête jamais tout à fait.

Par Kenzo Brown 

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