Tchad : l’Assemblée nationale approuve plus de 42 millions de dollars pour la sécurité alimentaire

Les députés tchadiens ont franchi une étape majeure ce mercredi 22 avril en adoptant, en séance plénière, deux projets de loi relatifs à la ratification d’accords de financement internationaux. D’un montant global supérieur à 42 millions de dollars (environ 25,2 milliards de FCFA), ces fonds visent à soutenir la sécurité alimentaire et le développement économique du pays.

Le premier texte approuvé concerne un prêt de 6,2 millions de dollars (3,72 milliards de FCFA) accordé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Cette somme permettra au Tchad de participer à l’augmentation du capital du Fonds de solidarité africain (FSA). L’objectif est de renforcer les capacités d’intervention de cette institution panafricaine et de consolider sa stabilité financière, dont le Tchad est membre.

Le second projet de loi, d’une ampleur plus significative, porte sur la ratification de deux accords de financement, également signés avec la BADEA et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID). D’un montant total de 36 millions de dollars (21,6 milliards de FCFA), ces ressources seront exclusivement consacrées à la phase II du projet de développement intégré de la riziculture dans la plaine du Chari-Logone, l’une des principales zones agricoles du pays.

Les autorités tchadiennes misent sur ce projet pour accroître la production nationale de riz, réduire la dépendance aux importations et renforcer la souveraineté alimentaire. Le programme prévoit également de créer des emplois en milieu rural et de développer les chaînes de valeur agricoles, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.

À travers ces ratifications, le gouvernement tchadien affiche clairement sa volonté de mobiliser les financements extérieurs pour transformer le secteur agricole. Ce secteur est crucial pour un pays régulièrement confronté aux effets du changement climatique (sécheresses et inondations) et à l’insécurité alimentaire.

Par Kenzo Brown

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