Tchad:  Sarh : Une femme grièvement blessée à l’œil par son époux au quartier Kamati

Dans la nuit du lundi 30 mars 2026, un drame conjugal d’une rare violence s’est produit au quartier Kamati, dans la ville de Sarh. Une femme d’une cinquantaine d’années a été grièvement blessée au niveau du front, à proximité de l’œil droit, à la suite d’une altercation avec son époux.

Selon les informations recueillies auprès de sources locales, l’auteur présumé des faits, identifié comme Assimadji Norbert, âgé d’environ 60 ans, aurait agressé son épouse à l’aide d’un « couteau de jet » au cours d’une dispute domestique.

Une dispute banale qui vire au drame

D’après les premiers éléments de l’enquête, le conflit aurait éclaté à la suite d’une demande apparemment anodine : la préparation de lait pour leur petit-fils. Très rapidement, la tension est montée entre les deux conjoints, débouchant sur une violente confrontation.
Le sexagénaire affirme avoir agi en état de légitime défense, soutenant que son épouse l’aurait attaqué en premier avec une pelle. Sous l’effet de la colère, il aurait alors lancé l’arme blanche, atteignant la victime au front. Le projectile serait resté logé dangereusement près de l’œil droit, aggravant la gravité de la blessure.

La victime a été évacuée en urgence vers l’Hôpital provincial de référence Outel Bono de Sarh, où elle bénéficie actuellement de soins intensifs. Selon des sources médicales, son état nécessite une surveillance étroite en raison du risque de complications, notamment au niveau oculaire.

L’auteur présumé interpellé

Alertées, les forces de défense et de sécurité sont rapidement intervenues. Le mis en cause a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat central de Sarh. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les responsabilités exactes dans cette affaire.

Réagissant à cet acte, le conseiller municipal Sidothe Beteloum a fermement condamné cette agression. Il a appelé à une prise de conscience collective et à un renforcement des actions de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, qui continuent de faire des victimes dans plusieurs localités du pays.

Par Mbaikoula Philippe 

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