Guinée : « Du BATA au cimetière de Cameroun : les funérailles du général Diarra »
La Guinée a dit adieu, ce vendredi, à l’un de ses plus brillants soldats. Le Général de brigade de 2ème section Mohamed Lamine Diarra, figure emblématique du Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées (BATA), a été inhumé au cimetière de Cameroun, à Conakry, après une cérémonie funéraire marquée par l’émotion et le recueillement.
Décédé le samedi 4 avril à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne à l’âge de 69 ans, l’officier a reçu les honneurs mérités pour un parcours militaire exceptionnel débuté en 1981. L’ultime hommage a été présidé par le Chef d’État-Major Général des Armées, le Général Ibrahima Sory Bangoura, entouré de la haute hiérarchie militaire, des anciens généraux à la retraite, de nombreuses personnalités civiles, des compagnons d’armes, ainsi que de la famille du défunt.
Un soldat d’exception et une légende du BATA
Ancien commandant du prestigieux Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées (BATA) et ancien conseiller spécial à la Présidence de la République, le Général Diarra laisse le souvenir d’un officier de devoir, rigoureux et audacieux. Salué comme un « soldat d’exception » et une « figure légendaire », son parcours a été longuement retracé lors des témoignages, suscitant une vive émotion parmi l’assistance.
La cérémonie a également été l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises la gratitude des forces de défense et des retraités à l’endroit du Président de la République pour son soutien constant au défunt ainsi qu’à l’ensemble des anciens des forces de défense et de sécurité.
Dernier hommage à Cameroun
Après la prière de 14h, le corps du Général Mohamed Lamine Diarra a été inhumé au cimetière de Cameroun, dans la capitale. Père de quatre enfants, il laisse derrière lui une veuve inconsolable et une multitude d’admirateurs, de jeunes soldats et d’officiers qui ont fait de lui un modèle.
Par cet hommage solennel, la nation guinéenne et ses forces armées ont rendu un vibrant adieu à un vaillant soldat, dont l’engagement et le sens du devoir resteront gravés dans les mémoires.
Par Jérôme Wailifu

