Tchad : Dr ADOUI INOUA : L’architecte silencieux d’une renaissance administrative, et un bâtisseur de la nation
Derrière l’agitation des débats politiques et les soubresauts institutionnels qui jalonnent l’histoire récente du Tchad, il existe des hommes qui, dans l’ombre des projecteurs, consolident patiemment les piliers de l’État de droit. ADOUM INOUA, Docteur Ph. D en Droit Public, Consultant stratégique en Droit de la décentralisation, gouvernance et développement local, Chercheur et Enseignant vacataire à l’Université de N’Djamena, à l’École Nationale d’Administration et dans plusieurs Universités privées du Tchad, appartient à cette race rare d’intellectuels bâtisseurs. Alors que le Tchad s’engage résolument dans le vaste chantier de la décentralisation, cet érudit engagé personnifie l’espoir d’une administration publique réconciliée avec ses citoyens.
Un parcours académique jalonné d’excellence
L’itinéraire académique de Dr ADOUM INOUA force l’admiration par sa constance et sa rigueur.
De l’École primaire d’application de N’Djamena en passant par le Lycée Felix Éboué et le Lycée Technique Commerciale de N’Djamena ou il obtient en 2011 son Baccalauréat technique série G1 mention bien avec bourse d’étude à N’Djamena. Il décida avec ses parents de l’inscrire au Cameroun pour éviter les années élastiques qui jalonne le paysage universitaire tchadien à l’époque. Il fut formé à l’Université de Ngaoundéré ou il obtient successivement une Licence Professionnelle en Droit Public : option Administration des Collectivités Territoriales Décentralisées, un Master recherche en Droit public couronné par la mention Très Bien pour son mémoire de recherche portant sur « La libre administration des collectivités territoriales décentralisées en droit positif tchadien ».
Intéressé des questions du Droit administratif général, il poursuit son ascension à l’Université de Maroua, où il poursuit ses recherche en droit de la décentralisation sous le regard attentif et rigoureux de son Maitre de recherche le Professeur NYABEYEU TCHOUKEU Léopold et soutient une Thèse de Doctorat/Ph. D en Droit public, sur « L’autonomie des collectivités locales en droit tchadien », sanctionnée par la mention Très Honorable. Ce travail de recherche salué par ses pairs, ne constitue pas un simple aboutissement académique mais le fruit d’une quête intellectuelle visant d’une part à renforcer le vide de la littérature tchadienne sur la décentralisation et proposé des pistes de solutions concrètes et durables pour une décentralisation efficace et efficiente. D’autre part, à rapprocher durablement l’administration publique des aspirations profondes du peuple tchadien.
Ses contributions scientifiques, déjà conséquentes, ont trouvé leur place dans plusieurs des revues reconnues sur le plan national et international, notamment Afrilex, la Revue Juridique et Politique et Cooperation (RJPIC), Revue Africain de Droit International et Comparé (RADIC), la Revue Tchadienne de Droit et Science Politique (RTDSP) , les Annales de l’Université de N’Djamena et de Sarh, les Cahiers de l’ENA-Tchad, etc. Ses travaux portent sur l’évolution de l’encadrement juridique de la décentralisation, la mobilisation des ressources financières des collectivités autonomes, repenser la décentralisation au Tchad, la fonction publique locale, l’Administration publique locale à l’heure au Tchad à l’heure du numérique, l’action publique locale au Tchad à l’heure de l’intérêt du général, le Juge constitutionnel et la protection de l’autonomie des collectivités autonomes au Tchad, la protection du droit des refugiés, etc., témoignent d’une expertise rare non seulement sur les questions de gouvernance territoriale, mais aussi dans divers domaines.
Une expertise stratégique au service de la transition politique
Son influence dépasse largement les amphithéâtres universitaires. En qualité de consultant indépendant au Centre d’Études Prospectives et Stratégiques (CEPROS), chercheur associés au Centre Africain de la Paix (CAP), Coordonnateur Général du Cadre de Réflexion des Chercheurs et Universitaires, il met sa fine connaissance du droit public au service de l’élaboration des politiques publiques, éclairant les décideurs sur les réformes structurelles indispensables à la consolidation de l’État.
La confiance qu’il inspire aux plus hautes sphères de l’État est telle qu’il fut sollicité pour des missions d’une importance capitale : membre du comité scientifique chargé de la vulgarisation du Projet de Constitution de la 5ème République dans les 23 provinces du Tchad, membre scientifique et formateur pour la vulgarisation du projet de société du Président de la République.
Il commence au plus bas niveau dans l’administration publique après plusieurs stage de perfectionnement dans plusieurs services techniques et juridiques tchadienne et Camerounaise, lauréat de l’édition spéciale OPEN Cameroun Students Challange à yaoundé sur la problématique de la décentralisation en 2015, Il fut membre du Cabinet au Gouvernorat de Hadjer-Lamis en 2018 et son haut degré de patriotisme le conduit suite à un manque d’enseignants constatés en dispensant gratuitement les cours de droit commercial, droit civil, commerce et administration au Lycée Technique de Hadjer-Lamis dans l’objectif de pallier au manque d’enseignants et d’aider les élèves en classe de terminal.
Ensuite, il fut nommé par décision du Président du Conseil National de Transition sur proposition du Président du Groupe Parlementaire « Société Civile » au poste de Secrétaire de Direction, puis Assistant parlementaire. Son abnégation au travail l’on propulsé comme Directeur de Cabinet du au Groupe Parlementaire « Société Civile » au Conseil National de Transition. Des fonctions qui l’ont placé au cœur du processus législatif et de la transition démocratique au Tchad. Avec la mise en place du Sénat et au regard de son domaine d’expertise, il est recruté comme Assistant parlementaire au Sénat et affecté à la Commission Politique Générale, Lois, Institutions et Collectivités autonomes.
Un Enseignant pragmatique
En sa qualité de chercheur et enseignant vacataire à l’Université de N’Djamena, à l’École Nationale d’Administration et dans plusieurs Universités privées du Tchad notamment à l’UAMI, HEC-TCHAD, EMI KOUSSI, LA FRANCOPHONIE, ESSGET, UCL DE SARH etc., il dispense plusieurs cours de niveau Licence à Master relevant de son domaine et annexe. Aussi, il a encadré avec rigueur scientifique une vingtaine de Mémoires de recherche et professionnelle.
Cette dynamique et soucieux de la recherche, il participe régulièrement à des colloque national et international et en contribuant à plusieurs ouvrages collectifs dont le dernier est la dynamique constitutionnel en République du Tchad, origine, rupture et permanences sous la Direction des Professeurs Jean de Noel Atemengue et de Alah-Adoumbeye Djimadoumgar. Il attend comme tout chercheur averti le moment idéal pour publier ses ouvrages en phase de finition et ses autres articles afin de concourir au plus haut concours de CAMES car pour lui bien que le dernier diplôme universitaire est le Doctorat mais il est important d’évoluer en grade universitaire pour relever le défis d’encadrement dans le système LMD.
Cri de cœur aux plus hautes autorités et au Ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique et de la promotion professionnelle
Conformément aux orientations de CAMES, pour changer de grade, il faut être recruté ou intégré et rattaché à une Université publique, exercer deux ans en qualité d’Assistant d’Université et publier un certains nombres des œuvres scientifiques. Malheureusement plusieurs jeunes Docteurs ne sont non intégrés ni rattachés malgré que le Tchad dispose aujourd’hui de onze (11) Universités publiques. La plupart des Jeunes Docteurs ne sont que des vacataires et cela constitue en réalité un blocus au processus malgré la volonté des chercheurs et universitaires d’évoluer en grade. À cet effet, il lance un cri de cœur aux plus hautes autorités et au Ministère de l’Enseignement supérieur de faciliter un recrutement et rattachement ou une intégration collective spéciale ou de contractualiser les Jeunes Docteurs pour relever le défis de ressources humaines à l’enseignement supérieur et permettre aux Docteurs d’évoluer en grade conformément aux orientations de CAMES.
En saluant les efforts consentis déjà par les plus hautes autorités, des conditions d’entreprenariat et d’emploi de la jeunesse dans son ensemble méritent d’être davantage créer.
Un bâtisseur de ponts entre l’État et les citoyens
Observateur électoral indépendant lors du référendum constitutionnel du 17 décembre 2023 et de l’élection présidentielle du 6 mai 2024, formateur des agents des bureaux de vote et des observateurs de la société civile en partenariat avec EISA-Tchad (Electoral Institute For Sustainable Democracy In Africa), Dr ADOUM INOUA ne se contente pas seulement d’analyser les textes de loi, il le fait vivre sur le terrain, dans le quotidien des citoyens.
Son engagement dans la société civile est tout aussi remarquable : Chargé des Droits Humains de la Plateforme « Le Tchad d’Abord », Chef de Projet pour une campagne de sensibilisation contre la Covid-19 dans la Province du Chari-Baguirmi (en partenariat avec le Ministère de la Santé, GAVI et la Banque Mondiale), Coordonnateur de la Plateforme citoyenne « Nouveau Citoyen », animateur de séminaires sur les réformes électorales au sein de la CRET. Ce visage multiple atteste d’un homme qui agit à tous les niveaux de la société pour en améliorer le fonctionnement.
Sa vision pour la décentralisation
Sa vision est celle d’un Tchad où la décentralisation cesserait d’être une simple réforme administrative pour devenir un véritable levier de développement local. À travers son projet de cabinet d’expertise de formation et de consultance, il ambitionne de professionnaliser les élus locaux, afin que chaque commune tchadienne devienne un pôle de développement autonome et performant.
Cette vision l’on conduit à s’engager aux dernières élections locales dans le 9ème arrondissement sous la bannière du Mouvement Patriotique du Salut pour impulser une nouvelle dynamique. Malheureusement, le destin a voulu qu’il exerce ailleurs, mais considère cet engagement de proximité comme une expérience et s’engage volontiers à mettre son expertise au développement local par des formations et renforcement de capacités des élus locaux. Il compte poursuivre cet engagement si Dieu lui prête vie aux prochaines échéances locales et législatives car son rêve est de porter et défendre la voix de la jeunesse et de représenter la population partout où le destin et le travail le réserve.
Une vision structurante pour l’avenir
Avec ses collègues, il est également à l’initiative du Cadre de Réflexion des Chercheurs et Universitaires pour le développement (CARCUD), un espace de dialogue et de proposition visant à faire de la science le moteur du développement national. Conférences, cafés scientifiques, journées d’études, formations de pointe sont e cours de réalisation. L’ambition est de créer une dynamique intellectuelle durable, au service du rayonnement de l’enseignement supérieur tchadien, de la recherche et de contribuer en impactant positivement à l’élaboration des politiques publiques.
Sa vision dépasse les frontières : faire de l’administration publique tchadienne une référence en matière de bonne gouvernance, capable d’inspirer d’autres pays unitaires décentralisés à travers le monde. Il rêve d’une école privé de formation professionnelle spécialisée qui formerait exclusivement les élus et personnels locaux, afin de faire de la décentralisation impulsée par les hautes autorités un modèle pour le continent.
Dr ADOUM INOUA incarne cette génération montante d’intellectuels tchadiens qui refusent de subir la fatalité et choisissent de construire, pierre par pierre, l’édifice d’un Tchad nouveau. Il allie avec une rare élégance la profondeur de la réflexion académique à la pragmatique de l’action politique.
Sa connaissance intime des arcanes juridiques, conjuguée à sa pratique éprouvée du terrain et à son engagement citoyen indéfectible, fait de lui un acteur indispensable pour donner corps à la promesse d’une administration publique efficace, transparente et résolument tournée vers l’intérêt général.
Alors que le Tchad s’efforce de consolider ses institutions et d’ancrer durablement la démocratie dans les pratiques quotidiennes, des parcours comme celui de Dr ADOUM INOUA sont des gages de stabilité et de progrès. Il est, pour la jeunesse tchadienne, une preuve vivante que l’excellence et l’engagement sont les voies les plus sûres pour hisser le pays au « plus haut niveau de son mérite ».
Son œuvre ne fait que commencer, mais elle porte déjà en elle les germes d’une renaissance administrative dont le Tchad a tant besoin pour construire un avenir de prospérité et de justice.
Par Kenzo Brown

