Cameroun : Sonny Aku évincé du cabinet du président de l’Assemblée nationale pour « faute lourde »
Un haut cadre de l’Assemblée nationale camerounaise, Monsieur Ake Sonny Aku, a été relevé de ses fonctions par un arrêté présidentiel signé le 28 avril 2026. Administrateur d’Assemblée, il occupait les postes stratégiques de Conseiller technique et de Chef du Bureau du Personnel au sein du cabinet du président de l’institution.
La mesure, d’une rare fermeté, lui est officiellement reprochée pour « faute lourde ». L’arrêté, contresigné par l’Honorable Théodore Datouo, président de l’Assemblée nationale, intervient peu après le renouvellement du bureau définitif de la chambre basse. Une périodicité qui, selon des observateurs, traduit une volonté affirmée de remettre de l’ordre dans la gestion des carrières et des disciplines internes.
Conséquence immédiate : M. Aku est reversé au Secrétariat général de l’institution, perdant ainsi toutes ses prérogatives de premier plan. Une rétrogradation qui sonne comme un désaveu pour ce cadre expérimenté, jusqu’alors en première ligne au sein de l’appareil parlementaire.
Si le détail précis des faits reprochés n’a pas été rendu public, la qualification de « faute lourde » – la plus élevée dans la hiérarchie des manquements disciplinaires dans la fonction publique camerounaise – laisse présager des griefs d’une gravité significative, possiblement liés à la gestion des ressources humaines ou à des manquements dans l’exercice de ses doubles fonctions.
Ce limogeage envoie ainsi un signal fort à l’ensemble du personnel de la représentation nationale : sous la présidence de Théodore Datouo, la rigueur semble devenir la règle cardinale.
Par Georges Domo

