Tchad: Hadjer Lamis : un incendie ravage entre 100 et 300 hectares de végétation dans le département de Haraze Albiar
Un feu de brousse d’ampleur s’est déclaré le 2 mai 2026 dans le département de Haraze Albiar, entre les localités de Mani et Birmoussa, dans la province du Hadjer Lamis. Selon les premières estimations, le sinistre a consumé entre 100 et 300 hectares de végétation. L’origine du brasier reste, pour l’heure, inconnue.
C’est une catastrophe écologique et économique qui frappe le centre du Tchad. Ce 2 mai 2026, un violent incendie a ravagé une vaste étendue de brousse dans le département de Haraze Albiar, situé dans la province du Hadjer Lamis. Les flammes ont notamment parcouru la zone située entre les localités de Mani et Birmoussa.
Un bilan encore provisoire
Selon les sources locales, la superficie touchée serait comprise entre 100 et 300 hectares. Un écart qui témoigne des difficultés d’évaluation précise dans une zone rurale où l’accès reste difficile. Les dégâts sont néanmoins considérables : pâturages partis en fumée, arbres calcinés, petite faune sauvage décimée. Pour les éleveurs et agriculteurs de la région, qui dépendent des ressources naturelles pour leur survie, cette catastrophe arrive à un moment critique de la saison.
L’origine du sinistre reste inconnue
Pour l’heure, les circonstances exactes du déclenchement des flammes n’ont pas été élucidées. Plusieurs hypothèses sont envisagées par les autorités locales :
· un départ de feu accidentel (cigarette jetée, foyer de cuisson mal éteint, étincelle d’un véhicule) ;
· un écobuage traditionnel ayant mal tourné, pratique courante en cette période de préparation des champs ;
· ou, hypothèse plus grave, un acte volontaire.
Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine exacte du sinistre.
Des moyens de lutte limités
Sur place, les populations ont tenté d’endiguer les flammes avec des moyens rudimentaires (branchages, eau, création de pare-feux). L’absence de véhicules de lutte contre les feux de brousse dans cette zone reculée a considérablement compliqué l’intervention. Ce n’est que grâce à l’arrêt naturel des flammes, faute de combustible, que le sinistre a pu être maîtrisé.
Aucune perte en vie humaine ni destruction d’habitation n’a été signalée dans l’immédiat. Toutefois, l’impact sur les moyens d’existence des communautés pastorales et agricoles de Haraze Albiar risque d’être sévère.
Par Mbaikoula Philippe

